Association de Psychologues Cliniciens d'Orientation Freudienne

La clinique des apprentis-sages – 40ème soirée clinique

Date / Heure :
12/02/2014
20 h 30 min - 22 h 30 min

Catégories :

Mots-Clefs :
école et soins


« Sage comme une image : ce que la clinique nous apprend des apprentis pas si sages »

affiche 12.02.14Jouons la carte polémique – pas tant que ça nous le verrons – et annonçons que la grande majorité des enfants de passage en pédopsychiatrie y sont conduit parce que, justement, ils ne sont pas si sages que ça. Entre celui qui ne tient pas en place, celui qui ne tient pas en classe, qui tient son stylo de travers ou qui ne tient pas tant que ça à connaître ses tables de multiplications, l’enfant pas sage tend à se constituer en catégorie nosologique unitaire et comme telle à s’élever au dessus de toute composition structurelle. Il ne restera plus alors, au « clinicien » fouteur de trouble, qu’à indiquer lequel doit être considéré comme cause de son dysfonctionnement (de l’attention, du comportement si ce n’est du développement), le DSM constituant à cet effet un catalogue redoutable.

A l’opposée d’une telle approche, notre soirée interrogera la thèse suivante : Un enfant sage, c’est un enfant qui peut se le permettre. Il faudra entendre ces parents qui s’alarment du fait qu’ « il préfère jouer plutôt que de faire ses devoirs », qu’ « il ne supporte pas d’attendre ou de rester sur place », et ne pas arrêter notre réflexion aux explications pré faites, à base de manque de confiance en soi et autres obscures causes d’une prétendue hyper activité.

Ce qu’il nous faudra prendre justement en considération, c’est que toute définition du masochisme pose le fait d’un être sage comme une image, qui préfère se trouver pétrifié plutôt que d’admettre un quelconque savoir concernant la castration. Au plus loin donc de nos patients qui refusent de tenir en place ! Il est temps de voir dans ces incessantes réclamations qui conditionnent sa mise au travail, non pas la marque d’un défaut à voir du côté de l’inscription du sujet dans le registre symbolique de la langue, mais bien le signe de sa reconnaissance de la donnée castratrice sous réserve que lui soit accordée, en suppléance, une bonne poignée d’objets dans le désir. Nous pourrons alors commencer à appréhender de manière plus fine les vicissitudes de l’accès au savoir, à l’écrit et à la patience de ces véritables rebelles du fétiche, ces héros juvéniles que sont les apprentis-sages.

Signé : Kevin Poezevara

 

invités

Maria Otero Rossi, psychologue, La Maison verte (75) / Membres de L’UPPEA, (enfant et adolescent) : (75) Claire Meljac, Psychologue, Docteur en psychologie, Hélène Girard,

soirée animée par

Dario MORALES, psychologue (CHSA), psychanalyste (membre ECF), « L’enfant sinthome et le symptôme de l’enfant »

Kevin POEZEVARA, psychologue

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