Association de Psychologues Cliniciens d'Orientation Freudienne

La «relation et la subjectivité» comme boussoles de la pratique clinique en CMP – 42ème soirée clinique

Date / Heure :
21/05/2014
20 h 30 min - 22 h 30 min

Catégories :


sc Visuel 21.05.14Nombreux sont les psychologues qui exercent dans les institutions qui relèvent du champ de la santé mentale. Au psychologue incombe la tâche de « la subjectivité », le symptôme, le transfert, la bonne distance », s’y avèrent être les ressorts essentiels ; au-delà des bilans et des orientations, le véritable enjeu est son action thérapeutique.

Il convient de situer la tâche de la clinique dans l’institution psychiatrique – ici le CMP – au regard des changements évoqués. « Relationnel » veut dire que les phénomènes cliniques ont leur racine dans une dimension ou le rapport à l’Autre est durablement perturbé. Le « relationnel » joue sur des multiples registres, deux niveaux s’articulent dans la pratique des intervenants, psychiatres, psychologues, infirmières, assistantes sociales, la demande « d’élucidation » de l’équipe et « l’accompagnement » ou prise en charge des patients. Convergent naturellement vers les psychologues ces questions !

L’attente des membres de l’équipe vise la distanciation, le décollement de l’immédiateté, la désintrication des enjeux relationnels, bref, on attend du psychologue un « regard », un éclairage, en lien avec son supposé savoir. En ce qui concerne la prise en charge, le psychologue accompagne le cheminement sur ce qui amène un sujet en consultation, l’insupportable de son symptôme, mais aussi ce qui interroge le sujet, sa place, son désir, son impossible lien à l’Autre.

En intervenant en CMP, pivot des consultations en ambulatoire, la préoccupation du psychologue serait de chercher à partager non pas un idéal institutionnel, thérapeutique ou éducatif. Sa préoccupation première serait le souci de mettre en commun avec ses collègues, la diversité des circuits relationnels, des liaisons que ce dispositif constitué en Réseau – autre nom du CMP – propose ; cette pratique qui conjugue la prise en charge individuelle et collective à l’avantage de diffracter, diminuer la présence d’un Autre, souvent persécutif, méchant, et de relativiser sa place, au regard du patient, surtout lorsqu’il s’agit de psychotiques

signé : Emilie Edelman et Dario Morales

invités

Patrick CHALTIEL, Psychiatre, chef de Pole, 14e secteur, Bondy (93), EPS – Ville-evrard (93) ; Isabelle de RICOLFIS, psychologue, CMP secteur 15, CHSA (75) ; Aure de NADILLAC, psychologue, CMP de Chambly, CHI, Clermont de l’Oise (60) ; Pauline LAROCHE, psychologue, CMP 17 rue d’Armaillé (75), GPS, Perray-Vaucluse (91

soirée animée par :

Emilie EDELMAN : psychologue

Dario MORALES : psychologue (CHSA), psychanalyste (membre ECF),  » La préoccupation des psychologues : mettre en commun la diversité des circuits relationnels »

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