Association de Psychologues Cliniciens d'Orientation Freudienne

L’institution invisible. (A l’Hôpital et au domicile : l’articulation du soin et du travail social en psychiatrie) – 30ème soirée clinique

Date / Heure :
25/05/2011
Toute la journée

Catégories :


affiche-25-05-11-invisibleLorsque l’état clinique de la psychose le permet, il n’est pas nécessaire que le sujet soit installé dans une institution ou inséré dans un réseau d’aide. Le traitement de la psychose n’exige pas automatiquement une réponse collective. Dans certains cas, la psychose exige la réponse d’une pratique institutionnelle – lors des crises, du passage à l’acte suicidaire ou dangereux, mais aussi lorsque les patients sont livrés aux difficultés d’un retour en famille ou dans le milieu naturel qui les expose à l’errance et à de nouveaux passages à l’acte, etc. Il existe également la dimension « hors institution » : la clinique ne saurait se réduire à la dimension soignante de l’hospitalisation ; il y a donc une fonction « sociale » qui s’ouvre vers l’extra-hospitalier. Pour effectuer ces démarches, des dispositifs en réseaux se mettent en place, faisant appel à des professionnels (médecins, psychologues, assistants sociaux, etc) qui ont une palette d’approches diversifiées jouant sur les différents moments de la maladie. Ainsi, pour simplifier, il s’agit d’assurer dans la durée une « fonction soignante » ou « d’accompagnement » ou encore « d’orientation ». Ce n’est plus dans les murs de l’institution, mais hors celle-ci que le patient s’entoure d’une institution invisible. Sa problématique étant ainsi mieux repérée, le choix d’un projet social (y compris professionnel) et/ou de vie peut s’inscrire dans la démarche de soins. A l’opposé d’une vision administrative et comptable de la maladie, il s’agit de déterminer la meilleure adéquation entre les demandes du patient, ses capacités et ses limites et les données familiales, sociales et économiques de son environnement. Ce travail devra résulter d’échanges au sein de l’équipe de secteur dans son ensemble. Il convient alors d’écouter le patient et, sans décider à sa place, de l’aider à exprimer une demande sans en méconnaître les aspects fantasmatiques voire pathologiques. Il n’y a donc pas de « projet type » en matière d’accompagnement, mais une multiplicité de solutions au cas par cas qui restent à inventer.

signé : Dario Morales

invités

Marie Joigneaux, Assistante Sociale, formatrice, SMES, CHSA (75) ; Françoise Poyol, Infirmière, CMP, Jean Wier, Hôpital Erasme (92) ; Membres de l’équipe du secteur 15, CHSA (75) : Isabelle Andreu, psychiatre, responsable du CMP et Atelier ; Pierre Montant, Assistant Social, CMP ; Nathalie Glück, psychiatre, formatrice ASM XIII

soirée animée par

Gwénaële Boitard, psychologue (CHSA)

Dario Morales, psychologue (CHSA), psychanalyste (membre ECF)

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