Association de Psychologues Cliniciens d'Orientation Freudienne

Vous avez dit incurable? – 6ème journée d’étude

Date / Heure :
26/09/2009
9 h 00 min - 18 h 00 min

Mots-Clefs :
incurable


L’incurable devrait être ici examiné à la lumière de sa signification première, l’impossibilité de guérison. Habituellement, l’incurable fait allusion à une limite (dans le trouble ou la maladie) ne pouvant plus être dépassée et dont l’évolution fait craindre l’aggravation du processus devenu alors chronique. Or cette signification exige un renversement. L’idée est de poser l’incurable au fondement même de la clinique, comme résidu constant, point de butée, bénéfice de la maladie ou répétition permanente dans chaque cure : « je suis déprimé depuis toujours », ou encore « j’ai des tocs depuis mon enfance ». La question est alors de savoir comment traiter ce résidu. Y a-t-il un point de butée qui demeure incurable, intraitable ? Peut-on, doit-on traiter ce qui en dernier ressort rend impossible la résolution du symptôme ? Y a-t-il un au-delà du symptôme ? Plusieurs approches pourraient être mises en tension. La part d’intraitable en début de cure et en fin de cure. D’abord, traiter le résidu au départ comme « réaction thérapeutique négative », comme satisfaction de la répétition qui s’oppose à la guérison, par exemple et d’autre part, traiter le résidu au cours de la cure, via le symptôme et le fantasme. Ceci implique de séparer le sujet des signifiants qui au fil du temps se sont incarnés comme idéal, comme illusion, comme symptôme et qui servent de bouchon. Délester le sujet de ces résidus de jouissance, c’est donc lui montrer la voie de la perte, de l’incurable, de la castration par exemple.

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