Association de Psychologues Cliniciens d'Orientation Freudienne

Les états limites – 4ème Journée Atelier Histoire des concepts –  » La question du borderline, la clinique de la psychose ordinaire… »

Date / Heure :
26/11/2011
Toute la journée

Catégories :

Mots-Clefs :
etats limites


26-11-2011-affiche-hd

La clinique nous apprend qu’un certain nombre d’états cliniques se trouvent aux frontières de la nosologie psychiatrique ; états pour lesquels de multiples dénominations sont apparues ; leurs descriptions ont rendu flous les concepts hérités de la clinique psychiatrique et ont transformé l’usage des concepts  psychanalytiques. Des notions secondaires comme celle de « limite », « borderline » ont reçu de ce fait une stature conceptuelle digne des grandes constructions métapsychologiques. Comment la psychiatrie et la psychanalyse, en particulier anglo-saxonne ont-t-elles pu accorder à ces états une base théorique et faire des propositions techniques au point de ne plus faire appel qu’aux cadres de la sémiologie descriptive et/ou dans le meilleur de cas, aux démarches nosologiques ?

La journée d’étude tentera de répondre aux multiples questions que soulèvent ces variations « floues ». Que la clinique se heurte à des situations exceptionnelles est une vérité et un leurre. Le problème ne viendrait-il pas de l’évolution de la théorie et des pratiques psychanalytiques, après Freud, vers des modèles standards ? Ces approches, au détriment d’une écoute du singulier, ont fini par situer les niveaux de la psychopathologie selon les étapes du développement libidinal qui sont supposées leur correspondre. L’ensemble de la pathologie se trouve ramené à des niveaux d’intégration du moi. Un moi fort permettrait ainsi une adaptation « réussie » à la réalité. Un moi faible rendrait inapte son intégration à moins d’établir une « alliance thérapeutique ». Inversement, dans une autre perspective, cette fois-ci lacanienne, une autre approche de la psychose permet de déceler des tentatives de compensation ou des « suppléances », quant au lien social, quant au partenaire, etc : la « suppléance » faisant office de symptôme, ou « sinthome ».

Au fond, les différentes interventions auront pour objectif de montrer combien utile peut être pour le clinicien le repérage des éléments cliniques dans un état dit « limite » afin de ne pas nous condamner un peu trop rapidement à rester enfermés dans une clinique purement descriptive qui finit par négliger la logique subjective sous-jacente. Un tel repérage conditionne, bien entendu, la conduite de la cure.

Dario MORALES

Alfredo Zenoni, psychanalyste, membre de l’ECF
Bernard Odier, psychiatre, médecin chef de l’ASM XIII, Paris
André Antunes Da Costa, psychologue, intervenant à l’association ParADOxes
Brice Martin, psychiatre (assistant), service hospitalo-universitaire de réhabilitation, Hôpital du Vinatier, Lyon (69)
Suzanne Hajman, médecin ophtalmologiste (77)
Dario Morales, psychologue, CHSA (75), psychanalyste, membre de l’ECF
Nicolas Landriscini, psychologue, CMP de Trappes et Gif-sur-Yvette (78), psychanalyste
Bernard Jothy, psychiatre, analyste-praticien, membre de l’ECF
Clément Fromentin, psychiatre, EPS de Maison Blanche (75)
Damien Guyonnet, psychologue, psychanalyste (75)
Bertrand Lahutte, psychiatre, Hôpital du Val de Grâce, Paris (75)
Dario Morales, coordinateur de l’Atelier

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