Association de Psychologues Cliniciens d'Orientation Freudienne

Le psychologue clinicien, le singulier et le collectif

Marc TURPYN

Introduction

La relation singulière qui s’instaure dans le cadre d’une rencontre clinique n’est pas sans lien avec le social et le politique. En témoigne depuis quelques années les incidences croissantes sur le traitement des symptômes de la politique dite de santé mentale mise en place par les pouvoirs publics. De la nouvelle gouvernance à la Loi HPST, la réorganisation de l’hôpital charrie désormais un cortège de nouveaux managers et d’ingénieurs qualité, attelés à la recherche de la performance, au service d’une passion de l’évaluation, à la mise en place de pratiques dites bonnes parce que normées, à la rationalisation des soins à l’aide de classifications statistiques, tandis qu’un idéal de sécurité et une moderne inclination à la surveillance sociale pousse les législateurs à réglementer et contraindre davantage la nature des échanges à l’œuvre dans le champ du soin psychique.

La politique de secteur, reconnue depuis sa création pour avoir amélioré les conditions d’accueil à l’hôpital, avoir permis de créer des lieux de soin ouverts et différenciés en rupture avec l’enfermement asilaire, avoir rendu possible une clinique diversifiée et parfois inventive de la psychose, a aujourd’hui un avenir plus qu’incertain.

Si les pratiques cliniques qui prennent en compte l’hypothèse de l’inconscient n’ont pas toujours facilement trouvé place dans les institutions, cette évolution radicalise les difficultés existantes et en crée sans cesse de nouvelles au point de poser la question de leur survie. Les psychologues voient surgir des textes qui bouleversent la façon dont s’est construite leur insertion dans l’institution hospitalière et constatent leur difficulté à faire entendre les fondements de leur action.

Comment cette dimension du politique, dont la présence paraissait discrète au point de s’en faire oublier, est-elle revenue s’installer sur le devant de la scène? Comment ce qui cohabitait dans une certaine diversité conflictuelle des pratiques se retrouve aujourd’hui si peu assuré? S’il n’y a pas de réalité qui ne soit fondée d’un discours, sur quel changement de discours repose cette mutation ? S’agit-il d’un problème conjoncturel (soluble dans l’élection présidentielle par exemple) ou de l’installation d’un nouveau paradigme qui poserait la question structurelle de l’articulation du travail du clinicien avec les idéaux actuels? Cet après-midi qui propose une réflexion sur les pratiques et les outils des psychologues est sans doute une façon de s’atteler à ce problème. Cependant, la question de savoir comment mieux situer et peut-être infléchir cette transformation ne se pose pas uniquement à notre profession mais à tous les acteurs de la psychiatrie qui sont soucieux de ses conséquences pour l’accueil du public. Plus encore, s’y exprime une préoccupation citoyenne et démocratique, car cette transformation est l’expression d’une évolution globale qui ne concerne à l’évidence pas que l’hôpital mais l’ensemble du champ social.

Une conjonction du discours capitaliste et du discours de la science ?

L’interprétation de cette mutation passe par un repérage des discours dont elle se supporte. Ces discours sont d’autant plus déconcertants qu’ils sont souvent posés comme des évidences, considérés comme reposant sur des faits ou des idéaux indiscutables, ne donnant pas lieu à interprétation et ne faisant l’objet d’aucun choix.

Prévalence de l’économie

Le premier modèle de cette transformation est celui de l’hôpital en entreprise, c’est-à-dire le modèle de l’entreprise capitaliste qui, au nom du bien et de la sécurité des patients, fait entrer les pratiques thérapeutiques dans l’ordre marchand.

La gestion économique devient le facteur premier d’organisation des soins. Elle passe par une évaluation objectivante et une rationalisation comptable des actes.

Les patients deviennent des usagers/clients, le soin un objet de consommation, et les soignants les agents de production de cet objet soin.

– D’une part la recherche d’efficience et de performance pousse à plier les rapports sociaux à de nouvelles normes de production. Les coûts de personnels représentent la part la plus importante des budgets hospitaliers.

D’autre part le consumérisme sanitaire conduit à la mise en conformité progressive des consommateurs aux produits de soin (cf. classification CIM 10), c’est à dire aux plus-de-jouir prescrits sous forme, par exemple, de pilules pharmaceutiques.

Les psychologues sont dans ce cadre invités à participer à la très prisée « éducation à la santé » conçue pour faire « passer la pilule ». Approche biologique imposée par les laboratoires d’un côté, psychologie éducative et adaptative de l’autre, chacun peut sentir intuitivement la perversion du lien social établi par ce biais.

Alliance avec le discours de la science

Par ailleurs, la bonne santé est devenue un paramètre de l’action publique qui trouve une réponse à la perte de pouvoir qu’elle connaît devant la contrainte économique. Elle veille à la santé de chacun (la santé est un facteur positif pour « la valeur travail ») et veut assurer sécurité à tous.

Le discours de la science (biologique, génétique mais aussi psychologique et sociologique) s’impose comme principale référence de la politique de santé mentale. Il conduit le politique à exclure ce qui ressort de la subjectivité. L’objectivation des savoirs et des actes s’accorde mieux avec les impératifs de gestion économique. Les statistiques identifient des populations (sociologie) et désignent des individus comme éléments de ces populations (psychologie). Elles constituent le passage voulu et nécessaire d’une approche prédictive de la politique de santé.

Tout pour le patient, affirme-t-il dans une posture démocratique, mais… sans le patient. Il y a là en effet un enjeu démocratique car dans notre champ, un savoir qui ne fait pas de place au sujet ni à sa parole devient vite un pouvoir sur le sujet.

Le biologisme psychiatrique, calqué sur le modèle médical, a pour corollaire de considérer la maladie comme extérieure au sujet, ce qui doit le soulager à l’avance de son implication dans ce dont il se plaint et ainsi redorer le blason de la psychiatrie, la rendre plus « attractive ». La demande de soin est accueillie comme un besoin à satisfaire, non comme une parole à entendre. Le savoir est censé anticiper sur la rencontre, mis au service de pratiques prédéfinies, prescrites et contraintes. On notera ce qui sépare cette approche de la conception freudienne d’une responsabilité éthique du sujet liée à la découverte à venir, dans l’après-coup de sa parole, d’un savoir inconscient où il a à reconnaître et assumer son désir.

L’exclusion du sujet consécutive à la prépondérance du discours de la science s’accompagne de la promotion d’idéaux dont le lien de structure avec le registre de l’imaginaire est assez lisible. On peut relever:

– Un idéal de transparence qui cherche à établir un espace continu de pensée où tout ce qui n’est pas visible, mesurable, et comptable, à commencer par le psychisme lui-même, n’existe pas. L’intimité, le domaine privé est sommé d’entrer dans l’espace publique. Ce qui sort du champ de cette visibilité fait très vite l’objet d’un soupçon. La confidentialité nécessaire à la rencontre clinique n’a pas très bonne presse. Le secret professionnel est davantage apprécié quand il est partagé.

– La valorisation de la concurrence et de la compétitivité, de la performance individuelle, au détriment de la différence et du travail à plusieurs.

– L’idéal d’équité qui est venu se substituer au principe d’égalité de l’accès au soin semble aussi relever de ce registre. Il pousse à la comparaison permanente et à la rivalité.

– La logique du contrat, chère au libéralisme, qui cherche une efficacité par un consentement réciproque des contractants à qui elle prête autonomie et unité. Le succès actuel des contrats thérapeutiques ou éducatifs en tous genres trouverait-il là son origine ? Le contrat exclut ce qu’il y a d’insaisissable et de non prévisible dans le désir des contractants. Cette exclusion de la faille de l’Autre confine les partenaires dans un face à face spéculaire. Elle se paye du soupçon car ce qui est exclu peut faire retour du dehors comme la marque de l’hostilité de l’autre (F. Chaumon, « La loi, le sujet et la jouissance », Michalon, p.58-59). Cette logique conduit à produire toujours plus de garantie et de réglementation dans le vain projet de couvrir et maitriser l’ensemble des possibles des relations collectives.

– Le risque zéro et la sécurité des soins. L’approche sécuritaire tend à faire glisser la responsabilité partagée des professionnels telle qu’elle est impliquée par le réel de la clinique et la pratique en institution, vers une responsabilité individuelle au sens juridique du terme, ou chacun n’aura bientôt de cesse de penser à se protéger. Je passe à ce propos sur la réglementation de la psychothérapie…

On est donc devant un choix entre le service des biens, l’obéissance à des idéaux d’un côté, et l’éthique d’une clinique qui est interrogation sur le désir, de l’autre.

Le singulier et le collectif

Comment lutter contre « l’envahissement de l’intime par la norme » (Manifeste pour la psychanalyse, La fabrique)? Comment préserver à l’hôpital une clinique du sujet, c’est-à-dire de la parole et du transfert ? La singularité qui s’exprime dans le symptôme entre-t-elle en contradiction avec ce qui cimente le lien social dans l’institution ? Quelle conception de la socialité propose la psychanalyse? Avec quelles conséquences pour les psychologues cliniciens d’orientation freudienne ?

Notons d’abord que Freud n’a jamais cessé de penser et de soutenir l’inscription de la psychanalyse dans la civilisation. Il s’est attaché à plusieurs reprises à conceptualiser le rapport symptomatique du sujet au collectif (La morale sexuelle civilisée (1908) – Totem et tabou (1913) – Psychologie des foules et analyse du moi (1921) – Malaise dans la civilisation (1929)).

Lacan a aussi œuvré en ce sens. Il propose à partir de la fin des années 60, avec sa conception des discours, une lecture originale du rapport du sujet au lien social. Il montre que le discours analytique dépend de certaines conditions historiques de possibilité et ne saurait être conçu isolément des autres modalités de liens sociaux (Manifeste pour la psychanalyse). Il est à noter à ce titre que le discours capitaliste et celui de la science ont une place à part, ne font pas partie de la structure qui lie les quatre discours qu’il a formalisé (DM, DU, DA, DH). C’est parce qu’ils ne se fondent pas, contrairement aux autres, à partir d’une impossibilité – d’un défaut de jouissance – comme conséquence de la constitution du sujet dans le langage. De ce fait, le DC et DS ont plutôt comme répercussion un délitement du lien social.

Freud part du névrosé qui « démontre la conflictualité entre le sexuel et l’interdit » et « témoigne par là-même d’une harmonie impossible entre pulsion et civilisation » (P.L. Assoun, L’anthropologie à l’épreuve de la psychanalyse, Figures de la psychanalyse, Eres). Le social se fonde d’une répression de la pulsion mais le sujet humain ne se dépêtre pas de l’interdit de l’inceste. Le névrosé tient à son symptôme qui introduit une dissonance dans l’idéal social. Les résistances diverses à la psychanalyse tiennent à ce rappel du ratage du sexuel dans son lien avec la culture.

  • La fiction que construit Freud dans Totem et tabou (1913) tente de rendre compte de l’émergence du sujet dans son rapport au social. Le meurtre du père jouisseur de la horde commis en commun par les fils est le point d’origine de la vie sociale. Les fils décident de sauver leur alliance, de préserver le lien social de luttes fratricides en s’interdisant les femmes du clan, en prohibant l’inceste.

Lacan montre le ressort structural de cette fiction. Le meurtre du père est une opération symbolique par laquelle le sujet se construit à partir des lois du langage, et de la parole. Il est inaugural du refoulement. La découverte par les jeunes de leur lien filial et fraternel est la conséquence de cet effet du signifiant. Il n’y a pas de sujet sans Autre, sans le langage et sa conséquence divisante. L’inconscient est le point d’origine du lien inéluctable entre le sujet et le social, il s’articule autour d’un défaut de jouissance. Le sujet naît ainsi d’une exclusion dont le partage fonde le lien social.

  • Dans Psychologie des masses et analyse du moi (1921), Freud introduit « une clinique inconsciente du lien social » (P.L. Assoun, dictionnaire des œuvres psychanalytiques). Il pose une limite ferme à l’opposition individu-société. « La psychologie individuelle est d’emblée collective », écrit-il, et tous les Autres qui interviennent dans l’environnement du sujet « peuvent revendiquer d’être considérés comme phénomènes sociaux » (Essais de psychanalyse, Payot p.123). La constitution libidinale de la foule repose sur un lien identificatoire réciproque à un meneur mis en place d’idéal du moi collectif. Les phénomènes de suggestion constatés dans les formations collectives sont identiques à ce qui se passe dans l’hypnose. « L’hypnose est une foule à deux ».

L’évolution actuelle des normes sociales qui font de plus en plus de place à la sécurité, et à une conception hygiéniste de la santé, vient renforcer les idéaux des institutions à vocation thérapeutique.

Lacan propose à la fin du séminaire XI une nouvelle lecture du schéma de la foule en substituant à l’objet extérieur, support de l’identification, l’objet (a) repérable à la fascination du regard dans l’hypnose. Il évoque l’acte de Freud instituant la psychanalyse en se détournant de l’hypnose qu’il définit comme « une confusion du signifiant idéal où se repère le sujet, avec le a ». « Le ressort fondamental de l’opération analytique, dit-il, c’est le maintien de la distance entre le I (le trait unaire de l’idéal du moi) et le a (l’objet) ». L’opération analytique est l’envers de l’hypnose (Lacan, Sém. XI, Les 4 concepts fondamentaux, Seuil p. 245).

« La distance prise [entre I et a] n’est pas un renforcement de l’individuel face à un collectif, mais bien insertion du sujet dans le collectif selon un autre rapport que celui de la fusion » (Erik Porge, Transmettre la clinique psychanalytique, Eres p. 153). Le sujet ne se confond pas avec l’individu, il est plutôt ce qui « introduit la division de l’individu ». La clinique n’est pas au service d’un individualisme, mais permet de restituer un lien social établi autrement que par l’identification au meneur ou au semblable sur le modèle hypnotique de la foule. Il faut pour cela que le transfert ne soit pas mis au service de la suggestion.

Cette lecture de Lacan invite à penser qu’aucune formation sociale, même la plus grégaire et la plus totalitaire, ne peut se passer de ce noyau réel, masqué derrière l’écran des idéaux, des valeurs et des normes. Elle permet d’envisager le collectif dans une articulation à la structure du désir et pas seulement à celle de l’identification aliénante de la foule.

  • Avec Malaise dans la civilisation (1929), Freud introduit une réflexion sur l’effet de la pulsion de mort dans la culture. La civilisation repose sur le refoulement d’une destructivité fondamentale de l’homme. « L’homme est tenté de satisfaire son besoin d’agression au dépend de son prochain, d’exploiter son travail sans dédommagements, de l’utiliser sexuellement sans son consentement, de s’approprier ses biens, de l’humilier, de lui infliger des souffrances, de le martyriser et de le tuer » (Malaise dans la civilisation, PUF p. 65).

C’est cette tendance destructrice qui impose tant d’effort à la civilisation. L’hostilité de l’autre dévoile brutalement celle qui est en moi et qui me fait horreur (cf. discours Sarkozy d’Anthony de 2008). Cet effort de la civilisation pousse à produire des idéaux contraires à « la nature humaine primitive ». Le lien social créé par identification des membres entre eux conduit à « la misère psychologique de la masse ». Freud met en perspective le symptôme avec cette approche clinique du malaise. Exiger trop est susceptible de provoquer révolte, névrose ou contribue à rendre malheureux (idem, p.104).

Il souligne le rôle capital du sentiment de culpabilité inconscient dans le développement de la civilisation et la responsabilité dans le malaise d’un surmoi renforcé par les renoncements consentis. C’est pourquoi il critique les exigences excessives de la civilisation qui « ne se soucient pas assez de la constitution psychique humaine », « édictent une loi et ne se demande pas s’il est possible à l’homme de la suivre » (idem, p.104).

La clinique d’orientation analytique n’implique pas une éradication du symptôme et n’est en aucun cas un retour à l’identique. Si elle contribue à traiter le malaise dans la civilisation, c’est en intervenant dans un tissage différent du lien social  (Manifeste pour la psychanalyse, p. 80).

Symptôme et lien social

Les névrosés sont des dissidents de la culture et les symptômes des formations asociales. Ils interrogent, perturbent, inquiètent, ou même parfois défient le social comme norme et rapport prescrit. Ils contraignent la société à considérer ce qu’elle réprime et qu’elle veut ignorer. Ils la poussent à faire place à ce qu’elle ne peut intégrer ni résoudre. D’où bien sûr la volonté de faire disparaître le symptôme, souhait souvent partagé par le sujet lui-même, qui en souffre.

Le symptôme a aussi une autre face. Il est la solution bancale par laquelle un sujet trouve à supporter le réel de sa condition. S’il est le signe d’une jouissance qui résiste au social, il est aussi l’index du non rapport sexuel. « Il est la signature d’un sujet en prise avec ce ratage permanent de la nature humaine ». (Manifeste…). En tant que formation de compromis constituant une alternative à un mode de jouissance incompatible avec le lien social, il permet au sujet de se lier au collectif de ses semblables sans le dissoudre et sans s’y dissoudre.

Le psychologue clinicien comme symptôme à l’hôpital

La profession de psychologue est-elle un symptôme de l’institution hospitalière ? Un certain nombre de signe permet depuis longtemps, de le penser. Son identité indéfinissable, sa situation d’exception dans un ensemble institutionnel globalement médical, son inexistence dans les instances de l’hôpital, les oublis réguliers dont elle fait l’objet dans les textes, sa position institutionnelle hors hiérarchie, les interrogations récurrentes sur ses statuts, l’incompréhension de ses outils de travail par les administrations, etc.

Ce qui est nouveau, ce sont les nombreuses tentatives pour mettre un terme à cette position symptomatique : volonté de faire entrer la profession dans le champ médical, fiches métier, définition de compétences, introduction de spécialités pré-identifiées en articulation avec les neurosciences et les approches comportementales, circulaire d’application visant au contrôle ou à la disparition des activités de FIR, etc.

N’oublions pas que la précarité entretenue des psychologues, le désir de reconnaissance, la peur – comme l’a montré récemment la mise en application du décret sur le titre de psychothérapeute – poussent aussi à la normalisation (les psychanalystes seraient bien avisés de rester vigilants, ils ne sont pas à l’abri). Normaliser la profession serait sans doute la réduire à l’ombre d’elle-même.

La question qui nous est aujourd’hui posée serait plutôt de savoir comment résister à la volonté de normalisation et de savoir comment conserver cette position symptomatique?

Faire valoir la fonction civilisatrice de la clinique freudienne, défendre les conditions nécessaires à sa survie, témoigner du réel de la clinique, ne pas répondre aux sirènes des idéaux de maîtrise qui nous invitent à participer à des groupes d’évaluation cherchant à objectiver les savoirs, continuer à penser un lien social qui rende justice au symptôme sont sans doute des façons de continuer à soutenir ce qui fait la singularité créatrice de la clinique. Souhaitons que cet après-midi nous permette d’avancer sur ces questions.

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