Association de Psychologues Cliniciens d'Orientation Freudienne

« Les pratiques ciblées »– Nouveaux horizons pour la clinique du jeune psychologue – 6ème après-midi de l’atelier psychologue à l’oeuvre

Date / Heure :
18/06/2016
13 h 00 min - 18 h 30 min

Catégories :


6ème a-m les pratiques ciblée 18.06.16Malgré une présence importante du psychologue dans la diversité du champ médical et social, se pose la question de son rôle. La société véhicule des solutions prêt-à-porter, un savoir-faire offrant des ressources « normalisées », apportant des recours « standard » et « ciblés » en faisant appel à des spécialistes de tel ou tel symptôme, ou à telle ou telle catégorie de population. Le psychologue, clinicien à vocation généralistes, prend note de ces demandes à la fois « multiples » et « ciblées », en même temps il sait que ces variations laissent apparaître un mode d’intervention transversale, qui marque son style clinique. Le symptôme est à cet égard envisagé sur un double versant. L’efficacité de son acte ne se mesure pas uniquement à son intervention dans la résolution du symptôme mais dans l’accompagnement à se repérer autrement dans la logique des choix et des actes, et donc dans l’usage que font les patients de leur symptôme en tenant compte de la fonction de celui-ci dans leur économie psychique. La prise en compte des demandes toujours plus ciblées ne décourage pas le psychologue, à vocation généraliste, car il sait que le réel de la maladie ou du trauma s’écrit au singulier. Au fond, tout discours à force d’être ciblé finit par produire un effet ségrégatif. Le psychologue clinicien à l’inverse de l’approche collectiviste, au « tous pareils » propose par le pari de la rencontre, la prise en compte de la singularité, moyennant quoi le sujet qui peine à s’inscrire dans un lien social, peut y prendre place, s’il en sait quelque chose et fait respecter son symptôme.

1 table ronde : Une identité professionnelle qui ne rime pas avec le profil du poste

La prise en charge sociale et médicale du symptôme assigne le plus souvent des praticiens à des usages qui tendent de plus en plus à s’organiser par branches, d’où le recours à des spécialistes de tel ou tel symptôme ou de telle ou telle catégorie de population. Toute autre est la conception du psychologue : l’efficacité de sa pratique ne se réduit pas à la résolution du symptôme mais peut se mesurer aussi à l’aune des effets subjectifs dont le patient va se saisir : les choix, les actes, la réduction de la répétition, voire la mise au point des solutions utiles à son maintien dans sa vie sociale, etc. En somme, le psychologue ne s’identifie pas à son lieu d’intervention, à l’occasion il peut emprunter telle ou telle posture afin de mieux accueillir la dimension singulière de la demande des patients.

2 table ronde : La construction du style : le psychologue acrobate

Evoluer au fil des propositions et des offres. Ces variations laissent apparaître le caractère transversal du professionnel qui forge ainsi son style clinique dans l’abord du patient. L’hôpital général, le foyer d’hébergement, la consultation spécialisée, etc, autant des lieux où des nouvelles missions se multiplient dans des domaines aussi divers que le curatif, le palliatif, le préventif. Intervenir dans tel lieu et ensuite dans tel autre montre bien le fond relationnel qui le constitue. C’est justement cette dimension de l’Autre qui va guider le psychologue dans la construction de son style : son mode de présence, d’écoute, d’interlocution, d’intervention : il s’agit d’être chaque fois au diapason d’un mode de présence et de réponse idoine. Mais le « relationnel » répercute également sur les autres intervenants de son équipe et cette résonnance n’est pas sans conséquence sur sa place qui peut être valorisée, contestée ou ignorée. Acrobate, son métier souvent menacé ne fait pas de lui un simple exécutant « équilibriste » mais un professionnel inventif qui va sur les extrémités qu’impose toute pratique de l’écoute : de l’accueil à l’accompagnement ; de la contingence à la nécessité.

13h15  Présentation : Dario MORALES, psychologue CHSA, psychanalyste, membre de l’ECF

 13h30 Ouverture :  Alice TIBI, psychologue clinicienne

 14h15 1e séance : « Une identité professionnelle qui ne rime pas avec le profil du poste »

Président de séance : Delphine FROMENTIN

Avec : Anne-Sophie WECKER, Valentine HOTTON et Nunzio DANNIBALE

 

 16h30  2e séance « Le psychologue acrobate : la construction du style » 

Président de séance :

Avec : Daphné NASIO, Anne-Sophie STENGEL et Stéphanie THOMAS

 18h00 : Conclusion :

 Participation 10 euros – étudiants 5 euros sur présentation de justificatif

Envoyer un chèque à APCOF, 191, rue de Crimée, 75019 Paris, Date limite 12 juin 2016

Renseignements : 06 61 72 46 48 / ou bien le : 06 86 25 40 92

 

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