Association de Psychologues Cliniciens d'Orientation Freudienne

26ème soirée crimino – « Les pathologies de la fonction du père »

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Date / Heure :
15/11/2017
20 h 30 min – 22 h 30 min

Emplacement :
Centre Hospitalier Sainte-Anne, Amphithéâtre Morel ; Pavillon Magnan

1 rue Cabanis 75014 PARIS

Catégories :

Mots-Clefs :
pere


Atelier de criminologie lacanienne, saison 2017-2018

A vouloir faire le père !

Les pathologies de la fonction du père

Penser au père c’est faire face à une multiplicité de références selon que l’on s’adresse au père comme fonction psychique, dans sa dimension familiale ou pédagogique ou encore d’autorité ou enfin comme personne réelle.

Contrairement à la maternité qui s’inscrit dans l’expérience sensible, la paternité n’est pas une certitude spontanée, mais une conjecture, un produit de la pensée édifiée sur une déduction et un postulat. Ce processus ne peut avoir lieu sans une élaboration psychique liée à l’incertitude même de la paternité. Le père est donc celui qui prend via la mère, sens comme père pour l’enfant et le fait entrer dans le registre de la signification et du langage en y incorporant le désir et la loi. Dans ce cycle de conférences, nous interrogerons les pathologies de la fonction du père, son déclin ou son absence surtout lorsque le porteur de ce signifiant est meurtri par la pulsion, absent comme tiers, pris par la violence et la jouissance et qui se trouve à l’occasion confronté au registre pénal ou judiciaire. Que devient alors l’inscription de la fonction paternelle lorsque celle-ci prise par la jouissance rend sa fonction absente ou défaillante ?

Plusieurs thèmes son proposés

26e soirée : Par la haine du père, le fils peut devenir un rival à abattre

27e soirée : La jouissance en huis-clos – Père-mis et inter-dit

28e soirée : Le père absent / indifférent

29e soirée : Le père mari et jaloux

30e soirée : Le père escroc. Le père aux confins de la politique

Argument de la 26e soirée : Par la haine du père, le fils peut devenir un rival à abattre

Il sera question lors de cette soirée d’autre chose que de l’attitude négative d’un père à l’égard de son fils bien que la phénoménologie ait décrit des extremes qui vont de l’indifférence à la jalousie en passant par le dédain et le manque de protection. Nous voulons prendre appui sur des faits pour lesquels la clinique apporte la structure. Le point nodal est le complexe d’Œdipe, constitué par le fantasme parricide : le fils veut prendre la place du père à côté de la mère. Mais lorsque le sujet devient père à son tour, il arrive que la haine se manifeste envers le fils. Ce qui revient à dire que le père règle avec son fils, ce qu’il n’a pas résolu avec son propre père dans son propre complexe d’Œdipe. L’enfant exprime peu à peu son désir de liberté et d’émancipation. Mais il arrive que le père se dérobe à ce désir ou au contraire, qu’il cherche à le détruire. Par jalousie, ou par indifférence le père peut aller jusqu’à délaisser son fils, en le tuant ou en laissant en proie à sa mort. Ces affects viennent manifester la haine pour le fils. Autrement dit, c’est lorsque l’homme se prend pour un Père, celui qui se présente devant lui peut devenir un fils, donc un rival à abattre !

 

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