Association de Psychologues Cliniciens d'Orientation Freudienne

Atelier de criminologie lacanienne, cycle 2026-2027 (2e soirée du cycle) 59e soirée, Le circuit des objets pulsionnels ou le nœud gordien pour l’être parlant et jouissant, mardi 19 janvier 2027 à 20h30, amphi Morel, GHU-Sainte-Anne, 75014 Paris

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Date / Heure :
19/01/2027
20 h 30 min - 22 h 30 min

Emplacement :
GHU Sainte-Anne amphi Morel

1 rue Cabanis 75014 PARIS

Catégories :
Pas de Catégories

Mots-Clefs :
compulsion de répétition, jouissance, Objet a, Objet cause du désir


Prix: gratuit


Nous proposons une double articulation : la pulsion est structurée dans le champ du langage et du signifiant mais trouve son siège dans le corps ; en faisant le circuit qui part des bords du corps et qui tend vers l’objet et revient sans se satisfaire pleinement, se constitue le corps jouissant. De l’autre, le sujet advient par la marque du signifiant, un corps spécularisable.

C’est dans ce mouvement que le montage pulsionnel et l’aliénation du sujet à la pulsion, se constituent, permettant ainsi l’émergence de la demande et du désir. Dans ce procès de l’aliénation au pulsionnel, le signifiant découpe et affecte le corps, créant du manque ; le processus répétitif aura pour but de contourner le manque ; la jouissance vise alors à combler l’écart entre les mots et le corps. On tente ainsi d’expliquer les aléas, les ratages, les pathologies du désir dans la relation aux objets qu’illustrent cliniquement les désordres psychiques, les fixations, les répétitions mais aussi la série des perversions, voyeurisme, exhibitionnisme, sadisme, etc.

Comment un objet, initialement non spécularisable devenu par le signifiant cause du désir, garde en lui une part de « trauma », part indécidable, indicible et même inguérissable ? Justement, le fait que l’objet garde sa trame hors-langage pousse à bouleverser la conception dualiste qui repose sur des principes présentés comme irréconciliables et antagonistes, au profit d’un nouveau modèle qui noue la présence de la vie et de la mort, du plaisir et de la jouissance. Cette évolution conceptuelle favorise une autre conception du symptôme ; il n’est pas seulement un message caché à déchiffrer, mais un événement du corps, une marque de jouissance, fruit des effet du langage sur le corps ; du coup la fixation, la compulsion de répétition ne sont pas uniquement des mécanismes de destruction mais des « appareils de suppléance », condensateurs de jouissance qui incluent ce qui dérange et qui relève de la pulsion de mort ; en « répétant », ils « sauvent » le sujet en bordant le réel qui est hors-sens et sans loi. Ce mouvement intègre dans le même circuit à la fois la jouissance et la structure du langage permettant de trouver une issue à ce nœud gordien qu’est la pulsion pour l’être parlant.