Association de Psychologues Cliniciens d'Orientation Freudienne

63e soirée d’échanges cliniques APCOF, mardi 26 janvier 2021 « Confimentalement votre ! »- 20h30 par visio-conférence – 5€

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Date / Heure :
26/01/2021
20 h 30 min - 22 h 30 min

Emplacement :
Centre Hospitalier Sainte-Anne, Amphithéâtre Morel ; Pavillon Magnan

1 rue Cabanis 75014 Paris

Catégories :

Mots-Clefs :


Prix: 5€


Si pour Lacan, le fantasme est cela où se constitue pour chacun sa fenêtre sur le réel – le confinement est la petite lucarne par où le sujet est réduit à apercevoir ce qu’il en est de son désir, de sa jouissance, son manque-à-être.

Nous sommes des cliniciens, nous proposons une expérience de re-localisation. En donnant la parole dans nos cabinets ou par visio-consultation, les cliniciens ont appris à faire preuve de créativité, le confinement de nos patients se re-localise alors dans l’expérience du langage, avec des bouts d’imaginaire, des bouts de raison, et le cadre de la séance met à jour le réel à partir de l’articulation singulière et signifiante que chacun entretient avec son symptôme et son fantasme. Le réel n’est pas de prime abord, il le devient en tant qu’il fait effraction, selon la configuration de chaque sujet.

Depuis le temps du confinement des patients, des salariés viennent parler de leur « réel », des angoisses, des peurs, de l’Autre de l’entreprise ; des étudiants de leur difficulté à suivre des cours à distance, des désirs de partager leur temps avec d’autres, les plus jeunes rêvent d’une cour de récréation « normale et sans masque ». A l’hôpital psychiatrique les patients nous parlent du ravivement de leur solitude accrue et parfois mortelle, des peurs de passer à l’acte ou de vouloir se cacher, s’enfuir au fond du placard pour se protéger du virus ; pour d’autres cela fut le risque d’implosion du couple ou de la vie de famille, etc ; et pour nos aînés dans leur maison de retraite et qui ont peur de s’enliser dans la fermeture définitive de leur esprit, pour tout un chacun, les cliniciens répondent présent, pour réinventer un espace autre pour que la parole ne soit pas confisquée, accaparée par ce réel.

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